Promotion américaine des vins du Roussillon et d’Espagne

Par Alexandre Abellan / Juin 2017

Les vins de grenache et garnacha sont présents sur le salon canadien gastronomique Taste of Toronto, du 15 au 18 juin. Mais encore sous les supports de communication de l’association Garnacha Origen de l’an dernier, actualisés pour intégrer le Roussillon. - crédit photo : Taste of Toronto.

 

Avec un budget de 3 millions € de 2017 à 2019, les vins d’Aragon, de Catalogne et du Midi s’unissent pour communiquer sous la bannière de leur cépage commun.


« Avec nos partenaires espagnols, les vins du Roussillon vont pouvoir déployer un programme de communication complet. Que nous n’aurions jamais pu imaginer seuls » se réjouit Éric Aracil, le responsable export du Conseil interprofessionnel des vins du Roussillon. « Nous sommes très complémentaires, autour de l’axe fort de communication qui nous regroupe : le grenache dans sa diversité et sa versatilité » ajoute le directeur adjoint du CIVR. Déployant un plan d’actions de trois millions d’euros pour trois ans, le CIVR et l’association espagnole Garnacha Origen (réunissant les appellations Calatayud, Campo de Borja, Carinena, Somantano et Terra Alta) sont subventionnés à 80 % par les aides à la promotion multipays de l’Union Européenne.

Mis en œuvre par le prestataire Sopexa, ce programme se concentre sur les États-Unis et le Canada (respectivement 80 et 20 % des actions). Y seront mis en avant les vins du Roussillon à 50/50 sur les supports de communication, et à 40/60 lors des dégustations. « Ce qui est honorable et équitable. On se fait confiance et on travaille ensemble » juge avec satisfaction Éric Aracil. Si le partenariat se passe bien, les deux entités envisagent déjà de prolonger l’opération en l’élargissant à d’autres pays tiers.


Travaux en cours

Moins belliqueux que les vignerons du Languedoc, ceux du Roussillon misent donc sur le partenariat avec leurs voisins espagnols. Ils font front commun autour de leur cépage emblématique, rappelant l’approche constructive des vignerons de Cahors avec ceux d’Argentine autour du malbec. Sauf qu’ici le programme se veut plus complet et opérationnel précise Éric Aracil. Discrètement lancé lors du SIAL de Toronto en mai dernier, le projet est cependant encore phase de finalisation. Notamment de ces supports de communication, des réglages administratifs ayant été nécessaire pour cette lourde machine.
S’il doit être peaufiné, le programme est cependant déjà établi dans ses grandes lignes. Il s’agit sur trois ans d’animer en permanence la promotion des vins de grenache/garnacha par des opérations à destination de la presse, du grand public et des metteurs en marché. Par l’évènementiel (formations, salons, séminaires…), pubs (presse et internet) et les animations en point de vente (au-delà du mois du grenache, centré sur le jour du cépage, ce 15 septembre en 2017).
L’origine de cette synergie atypique remonte au premier concours des Grenaches du Monde, en 2013 à Perpignan. « L’idée est partie de l’AREX [NDLR : agence pour le développement export de l’Aragon]. Si le projet avec le Roussillon a avorté, il a soudé les cinq appellations espagnoles autour du grenache pour une promotion aux États-Unis et au Canada » se souvient Éric Aracil. Avec l’ouverture européenne du plan de support à la promotion multipays, le projet a connu un second souffle. Agréé fin 2016, le dossier hispanico-roussillonnais a été le seul retenu pour la filière vitivinicole, sur six dossiers validés au total (et sur 200 candidatures proposées, tous secteurs confondus).

Désormais en passe d’être opérationnel après les derniers réglages administratifs du début d’année, le programme Grenache/Garnacha se fera sur tous états nord-américains. « On va couvrir tout le territoire, en complément de nos propres actions » souligne Éric Aracil. En comparaison, le budget du CIVR est de 200 000 pour les États-Unis (dans le cadre de l’aide à la promotion sur les pays tiers).

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